APEI de Saint-Amand-Montrond


L'association de parents d’enfants inadaptés (APEI) de Saint-Amand-Montrond organise, pour la première fois, une réunion d’information, ce mercredi après-midi, de 14 h 30 à 16 h 30, aux foyers Bernard-Fagot, autour de la transmission de patrimoine à un enfant en situation de handicap.

Créée il y a maintenant quarante ans, l'association de parents d’enfants inadaptés (APEI) de Saint-Amand se retrouve aujourd'hui confrontée à de nombreuses questions de parents concernant la gestion et la transmission de patrimoine.

Pour y répondre, l'association organise une réunion d’information, ce mercredi après-midi, de 14h30 à 16h30, aux foyers Bernard-Fagot. Cette dernière, animée par des conseillères en investissements financiers, gestion de patrimoine, prendra la forme d’une conférence suivie de questions.

« Les parents ont à cœur de sécuriser le devenir de leurs enfants, explique Christian Denis, directeur de l’APEI qui comptabilise 270 personnes en situation de handicap. Ils doivent s’organiser avant le décès. En tant qu’association, nous devons accompagner les parents dans ces questions-là même si nous ne faisons pas de la gestion de patrimoine, ce n’est pas dans nos compétences. »

Des parents « démunis »

« Les parents sont souvent démunis », renchérit Michel Giet, vice-président de l'APEI mais également père d'un enfant présent à l'établissement et service d’aide par le travail (Esat) de Saint-Amand. « Notre fils n’a aucune conscience de ce genre de situation. Pour nous, l’objectif est de régler toutes les questions de la transmission afin de partir le plus sereinement possible. »

« De nombreuses questions nous préoccupent, témoigne également Jean-Pierre Havard dont le fils, présent à l’APEI de Saint-Amand, souffre d’un handicap. Il y a d’abord la question des ressources. Seront-elles suffisantes pour que notre fils puisse vivre de manière relativement indépendante ? Il va hériter d’un patrimoine, mais sera-t-il en mesure d’en profiter normalement ? »

Le statut de l’enfant interroge également les parents qui préparent leur transmission. « L’enfant en situation de handicap a-t-il besoin ou non d’une mesure de protection ?, interroge Jean-Pierre Havard. Les parents doivent-ils avoir recours à une tutelle ou une curatelle ? »


Les aides sociales récupérables sur héritage ou encore la gestion du capital et son impact sur les revenus et allocations sont également autant de questions qui rendent la transmission « plus compliquée » et qui seront évoquées, cet après-midi.

La réunion évoquera notamment les trois grandes notion que sont l'organisation du patrimoine de la personne vulnérable, l'organisation du patrimoine familial et la récupération des aides sociales.

 

Le Berry Républicain